Sans titre – espace d’explorations sonores

Sans titre
– création sonore mensuelle (10’)

Octobre – Sans titre #1 – La mer à Houlgate (bientôt disponible)

Du motif de Georges Perec aux sons de nos espaces

Depuis le début de mes expérimentations sonores en 2015, je garde une fascination particulière et admise pour la Tentative d’épuisement d’un lieu parisien écrit par Georges Perec et publié en 1975.
Bien plus qu’un écrit sous forme de liste depuis quatre postes d’observation de la place Saint-Sulpice à Paris, il essaie de caractériser l’endroit en essayant de retrouver des motifs, en filigrane. Qu’est-ce qui fait lieu ? Comme garder la mémoire de nos passages ? Comment caractériser, passer en revue ?
Autant de questions qui se pose aussi dans les différents espaces sonores que nous traversons chaque jour.

Se laisser porter par l’expérimentation sonore des lieux

Carnet et stylo en poche, l’artiste sonore Pinson Hardi déambule ça et là, collectionnant les pensées, les sons et les ambiances.
Projet Sans titre se veut comme un espace de création sonore mensuelle d’expérimentations thématiques à la découverte de textures, de créations musicales, d’histoire courtes, de mise en mot à partir des notes de terrains, d’un moment hors du temps, pour explorer le monde avec des oreilles neuves et décalées.

Lâcher prise sur les contextes

Documentariste sonore c’est synonyme de carcan dans la réalité : avec mes micros, mes montages et mes mots je tente de décrire le réel au plus proche, dans une véritable volonté de documenter la réalité. Et ça, depuis dix ans.
J’aime coller au réel mais c’est aussi une contrainte. Une contrainte en terme de prise de sons d’abord. Toujours avoir le bon micro, placé au bon endroit, au bon moment. Et puis avec la matière première, il faut réaliser un montage qui ne détourne pas, qui ne permet pas d’explorer de nouveaux univers imaginaires en se détachant tout ou partie du monde vécu.
Sans Titre se veut ainsi comme un espace de compression, ou réalité, fantasmé et onirique se mêle, sans que cela ne soit un problème. En osant jouer, avec l’écriture, les effets sonores et les transitions, sans que cela ne pose un problème éthique quelconque.